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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreLe tribunal de première instance de Kaloum a condamné mardi deux hommes pour leur implication dans une fraude bancaire portant sur 180 millions de francs guinéens, une affaire qui met en lumière les risques liés à la falsification de documents et aux dispositifs de contrôle interne dans le secteur bancaire.
À l'issue des audiences correctionnelles, la juridiction a reconnu Fodé Keïta et Mamadou Samba Diallo coupables de faux et usage de faux, de vol et de complicité, des infractions réprimées par plusieurs dispositions du Code pénal guinéen.
Considéré comme l'auteur principal des faits, Fodé Keïta a été condamné à trois ans d'emprisonnement. Selon le tribunal, il a utilisé de fausses pièces d'identité ainsi que des chèques falsifiés au nom de clients de la Banque Islamique de Guinée (BIG) afin d'effectuer des retraits frauduleux sur leurs comptes.
Mamadou Samba Diallo, ancien directeur adjoint de l'agence BIG de Madina, a pour sa part été condamné à deux ans de prison avec sursis. La justice l'a reconnu coupable de complicité, estimant qu'il avait facilité la réalisation des opérations frauduleuses.
Sur le plan civil, les deux condamnés devront verser solidairement à la Banque Islamique de Guinée 180 millions de francs guinéens en réparation du préjudice financier subi, auxquels s'ajoutent 100 millions de francs guinéens de dommages et intérêts.
L'affaire concernait également Ecobank Guinée, citée dans la procédure. Le tribunal a toutefois constaté l'absence de la banque à l'audience ainsi que sa non-comparution pour faire valoir ses observations.
Placée en détention depuis septembre 2025, Fodé Keïta était poursuivi pour avoir mis en place un système de falsification de documents d'identification et de chèques afin de détourner des fonds appartenant à des clients de la BIG.
Au-delà des sanctions pénales, cette décision rappelle les enjeux de gouvernance et de maîtrise du risque opérationnel auxquels sont confrontés les établissements financiers. Dans un contexte d'accélération de la digitalisation des services bancaires en Afrique, le renforcement des contrôles internes, des procédures d'authentification des clients et de la lutte contre la fraude demeure un facteur essentiel pour préserver la confiance des déposants et la stabilité du système financier.
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