Nous agrégeons les sources d’informations financières spécifiques Régionales et Internationales. Info Générale, Economique, Marchés Forex-Comodities- Actions-Obligataires-Taux, Vieille règlementaire etc.
Profitez d'une expérience simplifiée
Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreUne société bancaire américaine a engagé des poursuites judiciaires aux États-Unis contre l’État de la République démocratique du Congo (RDC) et plusieurs hauts responsables congolais, les accusant de tentative de corruption, selon une plainte consultée mercredi par l’AFP. L’affaire met en lumière un contentieux sensible autour d’un projet de modernisation du secteur bancaire et de la numérisation de l’économie congolaise.
La société
PayServices, basée dans l’Idaho, affirme avoir été sollicitée fin 2023 par le
gouvernement congolais pour créer une coentreprise destinée à revitaliser une
banque publique et à soutenir la transformation numérique du pays. Se
présentant comme une « institution financière », l’entreprise indique avoir
accepté la proposition et investi plus de 72 millions de dollars en
technologies et services en RDC afin de lancer le projet.
Selon la plainte,
le contrat conclu prévoyait le versement par l’État congolais de 20 millions de
dollars à PayServices dans un délai de quatorze jours. L’entreprise affirme
toutefois que, par la suite, « plusieurs responsables corrompus de la RDC »,
agissant à l’insu du président Félix Tshisekedi, auraient exigé des pots-de-vin
pour permettre la poursuite du projet.
Parmi les
personnes mises en cause figurent notamment la ministre du Portefeuille de
l’État, Julie Mbuyi Shiku, le ministre des Finances, Doudou Roussel Fwamba,
ainsi que le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso
Nkualoloki. Des proches collaborateurs du chef de l’État, dont son directeur de
cabinet, sont également cités dans la procédure.
PayServices
soutient que le refus de céder à ces demandes illicites aurait conduit les
responsables visés à saboter le contrat et à mettre un terme au projet, au
profit présumé d’entreprises concurrentes disposées à verser des commissions
indues. L’entreprise réclame ainsi 20 millions de dollars de dommages et
intérêts à l’État congolais et au ministère du Portefeuille, ainsi que le
remboursement d’au moins 72 millions de dollars correspondant aux
investissements engagés.
De son côté, le
ministère du Portefeuille a vivement rejeté ces accusations. Dans un communiqué
publié mercredi, il dénonce des allégations « dépourvues de toute base
juridique, budgétaire ou comptable ». Les autorités congolaises affirment que
PayServices aurait créé une « fausse apparence de régulation de solvabilité »
en se présentant comme une banque, alors qu’elle ne disposerait pas du statut
juridique d’établissement bancaire.
Dans ce contexte,
le ministère indique que les autorités ont mis fin à toute suite administrative
donnée au dossier afin de « protéger le Trésor public », laissant désormais la
justice américaine trancher ce différend aux lourdes implications politiques et
financières.
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ?
Connectez-vous
Pas encore membre ?
Devenez membre gratuitement
13/01/2026 - Conformité
12/01/2026 - Conformité
09/01/2026 - Conformité
09/01/2026 - Conformité
09/01/2026 - Conformité
08/01/2026 - Conformité
08/01/2026 - Conformité
08/01/2026 - Conformité
07/01/2026 - Conformité
13/01/2026 - Conformité
12/01/2026 - Conformité
09/01/2026 - Conformité