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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreL’Afrique de l’Est s’apprête à renforcer considérablement son infrastructure numérique. Le président kényan, William Ruto, a annoncé le 8 juin l’obtention d’un financement de 37 millions d’euros, soit environ 42,8 millions de dollars, de l’Union européenne pour soutenir un projet de câble sous-marin destiné à connecter le Kenya, la Tanzanie, Djibouti et la Somalie.
Cette infrastructure constitue l’extension
africaine du projet Blue-Raman, lancé en 2021 par Google. Long de 12 700
kilomètres, le réseau doit relier l’Europe à l’Inde en transitant par le
Moyen-Orient, avec un point d’atterrissement prévu sur la côte orientale de
l’Afrique.
Partenaire du projet, Sparkle explique que
l’infrastructure repose sur deux segments complémentaires. La section Blue
relie l’Italie, la France, la Grèce et Israël, tandis que Raman connecte la
Jordanie, l’Arabie saoudite, Djibouti, Oman et l’Inde. Les deux réseaux
disposent chacun de 16 paires de fibres optiques et fonctionnent selon un
modèle d’accès ouvert destiné à favoriser la concurrence et l’interconnexion.
L’arrivée de ce nouveau câble devrait
renforcer les capacités de connectivité de plusieurs pays de la région. Selon
les données de la plateforme Submarine Cable Map, le Kenya est actuellement
desservi par sept câbles sous-marins et en attend deux autres d’ici 2027. La
Tanzanie est reliée à cinq câbles internationaux, Djibouti à huit et la Somalie
à cinq.
Au-delà du renforcement de la connectivité,
les autorités kényanes misent sur une baisse du coût de l’accès à Internet.
William Ruto estime que l’augmentation des capacités de transmission offerte
par Blue-Raman permettra de réduire les coûts de bande passante et d’améliorer
la qualité des services numériques dans la région.
Cette perspective est corroborée par
plusieurs études. Dans un rapport publié en juin 2025, la Fondation pour les
études et recherches sur le développement international (FERDI) souligne qu’un
doublement de la capacité internationale de connectivité peut entraîner une
baisse immédiate d’environ 32 % des tarifs du haut débit fixe et jusqu’à 50 %
pour le haut débit mobile.
Avec ce nouvel investissement soutenu par
l’Union européenne, l’Afrique de l’Est renforce ainsi son ambition de devenir
l’un des pôles numériques les plus dynamiques du continent, tout en accélérant
l’accès des populations et des entreprises à des services Internet plus
performants et plus abordables.
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