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Dette publique : Fitch maintient le Cameroun à « B »

28/04/2026
Source : ORISHAS FINANCE
Catégories: Secteurs

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Dans une évaluation publiée vendredi 24 avril dernier, l’agence internationale Fitch Ratings a confirmé la note souveraine à long terme en devises du Cameroun à « B », tout en conservant une perspective négative.  

 

Malgré le maintien d’une perspective « négative », le rapport met en avant une poursuite attendue de la réduction de la dette, qui pourrait atteindre 40,2 % du PIB d’ici 2027, grâce à une croissance relativement résiliente et à une meilleure maîtrise des déficits publics. Cette notation reflète une croissance modérée, une dette contenue et un accès aux marchés financiers, mais reste freinée par des faiblesses dans la gestion des finances publiques et des incertitudes politiques.

Fitch estime en effet que les risques liés à la transition du pouvoir ont diminué, sans pour autant disparaître. En effet, la réforme constitutionnelle d’avril 2026, qui introduit un poste de vice-président chargé d’assurer la continuité de l’exécutif en cas de vacances, constitue un élément de stabilisation.

Pour l’agence de notation, « on ne sait pas encore précisément qui occupera cette fonction, et les risques persistent, compte tenu de l’environnement sociopolitique fracturé. Le vice-président est désormais directement nommé par le président et remplace le président en exercice en cas de vacance de la présidence jusqu’à la fin du mandat de ce dernier ».

Sur le plan économique, Fitch salue la résilience relative de l’économie camerounaise et anticipe une croissance d’environ 3,7 % sur la période 2026-2027, soutenue par le pétrole, les mines et l’électrification. L’agence note cependant des risques liés à un choc énergétique mondial pouvant affecter les importations de carburants et d’engrais.

Sur le plan budgétaire, le déficit devrait passer de 2,2 % du PIB en 2025 à 1,6 % en 2026, avant de remonter légèrement à 1,8 % en 2027. Cette amélioration repose sur une hausse des recettes non pétrolières et une maîtrise des dépenses, même si la mobilisation des recettes reste freinée par le secteur informel et des faiblesses administratives.

La gestion des finances publiques reste un point fragile, avec des arriérés de paiement estimés à 560 milliards FCFA (1 milliard $) en 2025 et des opérations de la Société nationale des hydrocarbures réduisant la transparence budgétaire. L’accès au financement reste également un défi


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