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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreFace à l’essor rapide des cryptomonnaies sur le continent, les responsables financiers africains veulent accélérer la mise en place d’un cadre réglementaire harmonisé. Réunis le vendredi 8 mai à Dakar à l’occasion de la conférence internationale sur les « Crypto-actifs et innovations numériques », gouverneurs de banques centrales, régulateurs et experts financiers ont plaidé pour un encadrement plus strict des services numériques afin de préserver la stabilité monétaire et financière.
Cette rencontre, organisée autour du thème
« Crypto-actifs et innovations numériques : opportunités et défis pour la
stabilité monétaire et financière », intervient dans un contexte marqué par une
adoption croissante des actifs numériques en Afrique, où les populations
recherchent des alternatives aux systèmes de paiement traditionnels.
À l’ouverture des travaux, le ministre
sénégalais des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a insisté sur la nécessité
de concilier innovation technologique et sécurité financière. Selon lui, les
transformations numériques en cours représentent « une opportunité historique »
pour les économies africaines, à condition qu’elles soient accompagnées de
mécanismes de régulation adaptés.
Le gouvernement sénégalais entend
d’ailleurs faire du numérique un pilier de sa stratégie économique à long
terme. Cheikh Diba a rappelé le lancement du « New Deal technologique », un
programme destiné à renforcer la souveraineté numérique du Sénégal, accélérer
la dématérialisation des services publics et positionner le pays comme un hub
technologique régional à l’horizon 2050.
Mais derrière les perspectives offertes par
les innovations numériques, les inquiétudes restent fortes. Les autorités
monétaires redoutent notamment les risques liés au blanchiment de capitaux, à
la cybercriminalité, à la volatilité des crypto-actifs et à une possible perte
de contrôle sur les politiques monétaires nationales.
Dans ce contexte, la conférence de Dakar
apparaît comme une tentative de coordination régionale face à un phénomène
mondial qui évolue plus rapidement que les réglementations nationales.
Plusieurs gouverneurs et vice-gouverneurs de banques centrales africaines,
ainsi que des représentants d’institutions financières internationales, ont
participé aux échanges afin de réfléchir aux mécanismes de supervision des
nouveaux actifs numériques.
Le gouverneur de la Banque centrale des
États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a souligné que
les crypto-actifs constituent désormais un enjeu majeur pour les systèmes
financiers africains. Selon lui, leur progression rapide pose d’importants
défis en matière de stabilité financière, de supervision bancaire, de lutte
contre le blanchiment et de protection des utilisateurs.
Tout en reconnaissant le potentiel des
innovations numériques pour accélérer l’inclusion financière en Afrique, le
gouverneur de la BCEAO a mis en garde contre les dangers d’une expansion non
maîtrisée des crypto-actifs, appelant à la mise en place de garde-fous
réglementaires robustes à l’échelle du continent.
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