RSS Feed  Les actualités de la BRVM en Flux RSS

NEWS FINANCIÈRES

Nous agrégeons les sources d’informations financières spécifiques Régionales et Internationales. Info Générale, Economique, Marchés Forex-Comodities- Actions-Obligataires-Taux, Vieille règlementaire etc.

Crypto-actifs : les banques centrales africaines réclament un encadrement renforcé

11/05/2026
Catégories: Economie/Forex

Profitez d'une expérience simplifiée

Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play Store

Face à l’essor rapide des cryptomonnaies sur le continent, les responsables financiers africains veulent accélérer la mise en place d’un cadre réglementaire harmonisé. Réunis le vendredi 8 mai à Dakar à l’occasion de la conférence internationale sur les « Crypto-actifs et innovations numériques », gouverneurs de banques centrales, régulateurs et experts financiers ont plaidé pour un encadrement plus strict des services numériques afin de préserver la stabilité monétaire et financière.

 

Cette rencontre, organisée autour du thème « Crypto-actifs et innovations numériques : opportunités et défis pour la stabilité monétaire et financière », intervient dans un contexte marqué par une adoption croissante des actifs numériques en Afrique, où les populations recherchent des alternatives aux systèmes de paiement traditionnels.

 

À l’ouverture des travaux, le ministre sénégalais des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a insisté sur la nécessité de concilier innovation technologique et sécurité financière. Selon lui, les transformations numériques en cours représentent « une opportunité historique » pour les économies africaines, à condition qu’elles soient accompagnées de mécanismes de régulation adaptés.

 

Le gouvernement sénégalais entend d’ailleurs faire du numérique un pilier de sa stratégie économique à long terme. Cheikh Diba a rappelé le lancement du « New Deal technologique », un programme destiné à renforcer la souveraineté numérique du Sénégal, accélérer la dématérialisation des services publics et positionner le pays comme un hub technologique régional à l’horizon 2050.

 

Mais derrière les perspectives offertes par les innovations numériques, les inquiétudes restent fortes. Les autorités monétaires redoutent notamment les risques liés au blanchiment de capitaux, à la cybercriminalité, à la volatilité des crypto-actifs et à une possible perte de contrôle sur les politiques monétaires nationales.

 

Dans ce contexte, la conférence de Dakar apparaît comme une tentative de coordination régionale face à un phénomène mondial qui évolue plus rapidement que les réglementations nationales. Plusieurs gouverneurs et vice-gouverneurs de banques centrales africaines, ainsi que des représentants d’institutions financières internationales, ont participé aux échanges afin de réfléchir aux mécanismes de supervision des nouveaux actifs numériques.

 

Le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a souligné que les crypto-actifs constituent désormais un enjeu majeur pour les systèmes financiers africains. Selon lui, leur progression rapide pose d’importants défis en matière de stabilité financière, de supervision bancaire, de lutte contre le blanchiment et de protection des utilisateurs.

 

Tout en reconnaissant le potentiel des innovations numériques pour accélérer l’inclusion financière en Afrique, le gouverneur de la BCEAO a mis en garde contre les dangers d’une expansion non maîtrisée des crypto-actifs, appelant à la mise en place de garde-fous réglementaires robustes à l’échelle du continent.


0 COMMENTAIRE